Sclérose Latérale Amyotrophique
Définition officielle
La Sclérose Latérale Amyotrophique (aussi appelé maladie de charcot, maladie de Lou Gehrig, maladie du motoneurone) est une maladie neurodégénérative.
Sclérose latérale = durcissement latéral de la corde spinale (moelle épinière) dû à la perte des motoneurones qui entrainent la dégénérescence des voies ascendantes cortico-spinales.
Amyotrophique = absence de muscles qui résulte de l'atrophie musculaire (car sous utilisation du muscle donc il s'atrophie) qui s'amplifie tout au long de la maladie.
ORIGINE
Plusieurs mécanismes cellulaires sont suspectés d’être à l’origine de l’atteinte spécifique des motoneurones (source):
Un phénomène d’excitotoxicité. Il s’agit d’un mécanisme d’altération et de destruction des neurones par une substance excitatrice présente dans le corps et appelée acide glutamique. Ce mécanisme est incriminé dans un certain nombre de maladies neurologiques comme l’épilepsie, la sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, … dans la SLA etc. Le glutamate est impliqué dans la transmission des messages entre les cellules nerveuses au sein du cerveau.Lorsqu'il n'est pas éliminé des fentes synaptiques, il s'accumule et peut causer les relargages d'une trop grande quantité de calcium dans les motoneurones (également appelés neurones moteurs). Dès lors cet excès de calcium va entrainer la mort cellulaire). Le riluzole agit sur cette excitotoxicité en ciblant cet excès d’acide glutamique. C’est, à l’heure actuelle, le seul traitement relativement efficace.
Composants interne anormales des cellules. Une dérégulation des mécanismes d’apoptose (mort programmée de la cellule). La présence d’agrégats à l’intérieur des cellules est commune à la quasi totalité des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et la SLA. Prévenir l’apparition de ces agrégats fait partie intégrante des stratégies de traitements envisageables.
Trop d'acide et pas assez d'oxydants. Une dérégulation cellulaire de la gestion du stress oxydatif : lorsque la balance antioxydants/oxydants est déréglée et que les oxydants s’accumulent dans le corps, ces derniers peuvent attaquer les gènes et créer des mutations et des modification de la structure de l’ADN.
Une interruption du transport des protéines le long de l’axone, ce prolongement du neurone qui peut atteindre plusieurs décimètres et que parcourt l’influx nerveux. Les motoneurones sont des cellules très longues puisque leur axone peut atteindre jusqu’à un mètre de longueur. Le transport des protéines le long de cet axone est donc indispensable au bon fonctionnement de la cellule. Il assure la survie du motoneurone et est pris en compte dans les traitements envisagées.
Anomalie immunitaire. L’activation des cellules immunitaires, qui assurent la défense et la protection du cerveau et de la moelle épinière peut entraîner une inflammation, elle-même responsable de la production de substances toxiques pour les motoneurones.
Anomalie des mitochondries. Les mitochondries, véritables piles énergétiques de nos cellules,
sont tout particulièrement sollicitées par les motoneurones. Des études effectuées sur des souris montrent que les signes les plus précocement observés dans le développement de SLA sont les anomalies mitochondriales. Ces dernières surviennent bien avant l’apparition d’une faiblesse musculaire. ( → Superoxyde dismutase (CuZn-SOD ))
Absence de production de l'enzyme Superoxyde dismutase (CuZn-SOD ou SOD1).
Quotidiennement, notre organisme produit des espèces oxygénées réactives qui participent à la création d'un stress oxydant lorsque leur action n'est pas efficacement contre-balancée par suffisamment d'antioxydants. La glutathion peroxydase, les superoxydes dismutases et la catalase sont au nombre des enzymes antioxydantes produites par l'organisme. Selon Fridovitch, la production d'ions superoxydes qui accompagne inévitablement la respiration cellulaire est toxique, particulièrement pour les organismes anaérobies qui ne produisent pas l'enzyme superoxyde dismutase dont le rôle est de l'éliminer rapidement. (définition superoxyde dismutase)
L'anion superoxyde O2.- est le radical oxygéné le plus abondamment formé par les cellules. Pour neutraliser ses méfaits, la cellule a développé des systèmes de défense antioxydants. Un de ces mécanismes est, en effet, une détoxication par les métalloprotéines de la famille des superoxydes dismutases (SOD) couplée à l'action de la catalase et de la glutathion peroxydase.
La transformation du radical superoxyde en H2O2 peut s'effectuer spontanément mais la SOD l'accélère environ 10 000 fois. Elle s'attaque à l'anion superoxyde pour arrêter à la base les réactions en chaîne.
Il existe 3 différentes classes de SOD, catalysant toutes la même réaction.
Le phénomène de stress oxydant étant reconnu comme la cause initiale de nombreuses pathologies, la SOD, d'abord produite à partir de globules rouges de bovins, a été utilisée en thérapeutique. Mais, en 1991, elle a brusquement été retirée du marché à cause des risques d'encéphalite spongiforme bovine. Depuis peu, de la SOD d'origine végétale, extraite de melon, est disponible en suppléments nutritionnels.
Les lésions radicalaires semblent jouer un rôle particulièrement important dans l'apparition et le développement de maladies neurologiques dégénérescentes.
Des études ont suggéré que la SOD pourrait ralentir la progression et même prévenir l'apparition de troubles neurologiques incluant la maladie dAlzheimer, de Parkinson ou de sclérose amyotrophique latérale. Dans certaines portions du cerveau où la circulation est restreinte, la mort cellulaire est en partie le résultat d'une augmentation des radicaux libres lorsque le flux sanguin est réduit. Une étude montre que l'addition de SOD réduit significativement la mort cellulaire en cas de circulation réduite. Les chercheurs ont suggéré qu'une supplémentation pourrait prévenir la mort non nécessaire de cellules cérébrales ou nerveuses, particulièrement en cas de circulation restreinte.
....................................................................................................................................................
Définitions utiles
Nerf : contient tout le système nerveux.
Neurone : est constitué d'un noyau, d'un cytoplasme où y'a des protéines et des mitochondries, de dendrites, d''un axone entouré de cellules de schwann le tout entouré d'une gaine de myéline créée par les oligodendrocytes.
Neurotransmetteurs :
Motoneurones : sont les cellules nerveuses qui contrôlent les muscles.
Système nerveux central :
Système nerveux périphérique :
Liens intéressants : afm-telethon.pdf, has-sante.pdf, has-sante.fr.pdf 2
....................................................................................................................................................