L'argent, pas la santé: Au début des années 90, un traitement pour guérir du cancer du sein était prometteur, mais les laboratoires y ont renoncé car celui-ci n'était pas assez rentable !
En 1992, plusieurs chercheurs du laboratoire Roussel-Uclaf, dont le professeur Patrick Van de Velde, ont mis au point une molécule capable d'anéantir les tumeurs malignes du cancer du sein, appelée RU 58 668.
En juin, L’Humanité dénonce un renoncement « pour de sordides questions financières » alors que « personne, dans la communauté scientifique internationale, n’a sous-estimé les premiers résultats ». Tout en précisant : « On peut objecter que les travaux de recherche sur le RU 58 668 n’ont jamais dépassé la phase préclinique, que les tests permettant de vérifier la tolérance humaine n’ont pas été réalisés. »
Mais après plusieurs années de recherches, le laboratoire a décidé de stopper les études de ce groupe de chercheurs. La raison : 600 millions d'euros de chiffre d'affaires n'étaient pas assez rentables pour eux.
C’est un extrait de « Le Profit ou la vie », un documentaire Arte qui dénonce les dérives de l’industrie pharmaceutique. Il date de 2003. L’extrait revient sur une affaire qui a beaucoup fait débat en 1996.
Ce reportage est passé sur envoyé spécial y'a belle lurette …
Y'a-t’il eu le moindre cri ? La réponse est oui …mais il a été étouffé …
Le dépistage du Cancer de l'intestin, comme celui du cancer du sein, est une excellente initiative qui permet de réduire les morts prématurées.Reste ensuite la question du traitement et notamment des médicaments.
Il existe, paraît-il, une molécule très prometteuse contre le cancer du sein : le RU 58668 appelée encore DCA (dichloroacetate), qui pourrait réduire considérablement le développement des cellules cancéreuses des glandes mammaires.
Seulement voilà : cette molécule coûte ... peu cher ... et les laboratoires ne sont pas intéressés car, dans ce cas, leur pourcentage ne leur rapporterait pas beaucoup ! (sénat.fr)
Les recherches sur cette molécule ne sont pas poursuivies. Mais les laboratoires tentent maintenant de développer (et heureusement, tout de même...) une molécule très proche de celle-ci... au revenu financier beaucoup plus fort en terme de marge.
Résultat : pour l'heure, une perte de temps considérable pour les malades ; et dans un avenir incertain - le temps que les labos développent leur « DCA chère » _ une perte d'argent pour ces mêmes malades et/ou leur mutuelle santé...
Bien sûr, guérir du cancer n'a pas de prix, mais sachez que les laboratoires pharmaceutiques le savent bien mieux que nous...
Comme dit le chercheur Patrick Van de Velde cité par Arte : « C'est la loi du marché, on fabrique des médicaments comme on fabrique des aspirateurs
Depuis ce scandale, le CNRS a repris les recherches de cette molécule qui continue a montrer ses qualités : ncbi.
Aujourd'hui, on peut en acheter sur internet : tocris.
Michèle B - La Molecule Ru 58668 et immunothérapie contre Le cancer
169 molécules abandonnées et bradés